Mis à jour : 16 juillet 2026

Affichage obligatoire dans un bar
licence III/IV, la liste 2026

Un bar est un débit de boissons : il affiche cinq choses qu'un restaurant n'a pas à afficher. Panonceau de licence, 10 boissons sans alcool, prix de 9 boissons dehors, protection des mineurs, éthylotests. Sauf que l'ouverture, c'est la moitié du sujet. On se fait verbaliser en exploitant : happy hour sans sans-alcool, décibels, open bar, terrasse. Les deux listes sont ici, avec l'amende et l'article de loi en face.

En résumé : un bar doit afficher son panonceau de licence (III ou IV) visible de la rue, exposer au moins 10 boissons sans alcool, afficher les prix de 9 boissons à l'extérieur en caractères d'au moins 1,5 cm, poser à l'entrée et au comptoir l'affiche protection des mineurs + répression de l'ivresse publique, signaler l'interdiction de fumer, et mettre des éthylotests à disposition s'il ferme après 2h. Trois obligations s'ajoutent selon la façon dont il tourne : un happy hour impose des boissons sans alcool à prix réduit annoncées aussi visiblement (750 €), la musique amplifiée déclenche les règles sons amplifiés au-delà de 80 dB(A) sur 8h, et l'open bar est purement interdit (7 500 €). La vente d'alcool à un mineur reste l'infraction la plus chère : 7 500 € et jusqu'à un an de suspension de licence.

Ce qu'un bar affiche en plus d'un restaurant

Servir de l'alcool à consommer sur place fait de vous un débit de boissons. Cinq obligations d'affichage s'ajoutent alors à celles d'un restaurant classique.

  • 🍷 Le panonceau de licence (III ou IV)

    Affiché à l'extérieur, visible depuis la voie publique. La Licence IV autorise tous les alcools, spiritueux compris ; la Licence III s'arrête aux boissons jusqu'à 18°. Seule la vente à emporter est dispensée de panonceau extérieur.

  • 🥤 Les 10 boissons sans alcool en évidence

    L'article L3323-1 impose un étalage d'au moins dix boissons non alcoolisées, bien en vue à l'intérieur, sur une étagère non réfrigérée. Jus, sodas, limonades, sirops, eaux : le détail plus bas.

  • 💰 Les prix de 9 boissons à l'extérieur

    Café, demi, bière bouteille, jus, soda, eau, apéritif anisé, plat du jour, sandwich : la liste-type de l'arrêté du 27 mars 1987, en caractères d'au moins 1,5 cm, service compris.

  • 🔞 La protection renforcée des mineurs

    Vente d'alcool interdite aux moins de 18 ans, accès interdit aux moins de 16 ans non accompagnés. Affiche à l'entrée et à chaque comptoir, combinée à la répression de l'ivresse publique.

  • 🚗 Les éthylotests (fermeture après 2h)

    Les établissements vendant de l'alcool au-delà de 2h doivent mettre des éthylotests à disposition et le signaler. Défaut : 750 €.

Ce que chaque licence déclenche comme affichage

Toutes les licences n'imposent pas les mêmes panneaux. Une Licence IV de bar de nuit n'a rien à voir avec une licence restaurant qui ne sert l'alcool qu'au repas, ou une vente à emporter sans consommation sur place.

Obligations d'affichage par type de licence de débit de boissons
ObligationLicence IIILicence IVLicence restaurantÀ emporter
Panonceau de licence visible de l'extérieurOuiOuiOuiNon (pas de conso sur place)
10 boissons sans alcool à exposer en évidenceOuiOuiOui
Prix de 9 boissons affichés dehors (≥ 1,5 cm)OuiOuiMenu à l'entréePrix produits
Protection des mineurs (vente d'alcool interdite -18 ans)OuiOuiOuiOui
Accès interdit aux -16 ans non accompagnésOuiOuiSelon l'espace bar
Éthylotests à disposition (fermeture après 2h)OuiOui
Happy hour : sans-alcool à prix réduit + annonce équivalenteOuiOuiSi happy hour
Sons amplifiés : risques auditifs, protections, repos auditifSi > 80 dB(A)/8hSi > 80 dB(A)/8hSi > 80 dB(A)/8h
Sécurité incendie ERP type N (plan, consignes, registre)OuiOuiOuiSi accueil du public

Licence III : boissons jusqu'à 18° (vin, bière, cidre). Licence IV : tous les alcools. Licence restaurant : alcool servi uniquement à l'occasion des repas. Source : articles L3331-1 et suivants du Code de la santé publique.

Votre checklist d'affichage, filtrée par licence

Choisissez votre configuration. La liste s'adapte : un bar de nuit voit ses éthylotests, une cave à emporter ne voit pas les prix extérieurs. Imprimez-la et cochez au fur et à mesure avant un contrôle.

Votre mode d'exploitation

15 points à vérifier pour votre configuration. Cochez au fur et à mesure, puis imprimez la liste.

  • Panonceau de licence visible depuis la rueLicence III ou IV apposée à l'extérieur, lisible depuis la voie publique.
  • Assortiment de 10 boissons sans alcool en évidenceÉtalage bien visible à l'intérieur, sur une étagère non réfrigérée (art. L3323-1 CSP).
  • Prix de 9 boissons affichés à l'extérieurCafé, demi, bière bouteille, jus, soda, eau, apéritif anisé… caractères d'au moins 1,5 cm.
  • Prix TTC à l'intérieur, classés par catégorieService compris, contenance indiquée pour chaque boisson (demi = 25 cl, verre de vin = 12 cl).
  • Affiche « protection des mineurs » (vente d'alcool interdite aux -18 ans)À chaque point de vente : au comptoir et près de la carte.
  • Affiche « répression de l'ivresse publique »Souvent combinée à la protection des mineurs sur le même panneau, à l'entrée.
  • Interdiction d'accès aux mineurs de -16 ans non accompagnésÀ afficher à l'entrée d'un débit de boissons (art. L3342-3 CSP).
  • Mise à disposition d'éthylotestsObligatoire pour tout établissement qui ferme après 2h du matin.
  • Affiche d'interdiction de fumer (+ vapoter)À chaque entrée et en salle. Vaut aussi pour les terrasses fermées ou couvertes.
  • Carte des vins conformeContenance en cl, appellation (AOC/IGP), millésime le cas échéant, degré d'alcool.
  • Origine des viandes bovines + allergènes + « fait maison »Dès que vous servez à manger (planches, tapas, plat du jour).
  • Licence SACEM / SPRE si vous diffusez de la musiqueRadio, playlist, concert : le contrat doit pouvoir être présenté.
  • Plan d'évacuation, consignes de sécurité et registre de sécuritéUn bar est un ERP de type N : registre tenu à jour (art. R143-44 CCH), extincteurs vérifiés, éclairage de sécurité.
  • Permis d'exploitation en cours de validitéValable 10 ans (art. L3332-1-1 CSP). Il conditionne la licence affichée sur votre panonceau : à présenter, pas à afficher.
  • Numéros d'urgence, coordonnées inspection du travail, PMRObligations d'ERP et d'employeur, communes à tous les établissements recevant du public.

La règle des 10 boissons sans alcool à exposer

C'est l'obligation la plus oubliée des bars. L'article L3323-1 du Code de la santé publique impose un étalage d'au moins dix boissons non alcoolisées, disposé bien en évidence à l'intérieur, sur une étagère non réfrigérée. Pointer son frigo ne suffit pas : l'étalage doit être visible, réel et consommable (ni bouteilles vides, ni produits périmés).

Les familles admises dans l'assortiment :

  • Jus de fruits, jus de légumes
  • Boissons au jus de fruits gazéifiées
  • Sodas
  • Limonades
  • Sirops
  • Eaux ordinaires gazéifiées
  • Eaux minérales gazeuses ou plates

Les 9 boissons à afficher dehors (arrêté du 27 mars 1987)

À l'extérieur, lisible depuis le trottoir, en caractères d'une hauteur minimale de 1,5 cm : un débit de boissons affiche le prix de ses prestations les plus courantes. L'arrêté fixe une liste-type — si vous ne servez pas l'un de ces produits, vous le remplacez par un équivalent réellement proposé.

Liste-type des 9 boissons à afficher à l'extérieur d'un bar
PrestationPrécision attendue
Café noir (tasse)prix service compris
Demi de bière à la pressioncontenance (25 cl)
Bière en bouteillemarque et contenance
Jus de fruitcontenance du flacon
Sodacontenance
Eau minérale plate ou gazeusecontenance
Apéritif anisécontenance servie
Plat du jourle cas échéant
Sandwichle cas échéant

Protection des mineurs et répression de l'ivresse publique

C'est le panneau que les forces de l'ordre regardent en premier. Deux règles y figurent :

Vente d'alcool : -18 ans

Interdiction totale de vendre ou d'offrir de l'alcool à un mineur (art. L3342-1 CSP). Une pièce d'identité peut être exigée. Sanction : 7 500 €.

Accès au débit : -16 ans

Un mineur de moins de 16 ans non accompagné d'un adulte responsable ne peut pas être reçu dans le débit de boissons (art. L3342-3 CSP).

Où poser l'affiche ?

Deux emplacements précis : à l'entrée de l'établissement et à proximité immédiate du comptoir, à chaque point de vente d'alcool. Le même panneau rappelle généralement la répression de l'ivresse publique (il est interdit de servir une personne manifestement ivre).

Interdiction de fumer : intérieur et terrasses fermées

Depuis le décret n°2006-1386, entré en vigueur au 1er janvier 2008 pour les cafés, bars et restaurants, il est interdit de fumer dans tout lieu fermé et couvert accueillant du public. La signalétique (cigarette barrée, rappel du texte, sanctions) se pose à chaque entrée et en salle. Point souvent mal compris : une terrasse fermée ou couverte est soumise à la même interdiction que l'intérieur. Seule une terrasse totalement ouverte y échappe. Le fumeur risque 68 €, l'exploitant qui n'affiche pas 135 €.

Ce qui vous tombe dessus quand le bar tourne

Tout ce qui précède, c'est la liste d'ouverture. Elle est bien couverte partout. Le problème, c'est qu'un bar se fait rarement verbaliser sur son panonceau : il se fait verbaliser sur sa façon d'exploiter. Un happy hour mal annoncé, une soirée annoncée « open bar », une sono poussée un samedi. Quatre sujets, quatre contrôleurs différents, et des textes que la plupart des guides d'ouverture ne citent jamais.

Happy hour : le sans-alcool à prix réduit est obligatoire

C'est l'angle mort le plus cher du métier. Dès que vous proposez de l'alcool à prix réduit sur une plage horaire, l'article L3323-1 du Code de la santé publique vous oblige à proposer aussi des boissons sans alcool à prix réduit, sur la même période. Et à l'annoncer dans des conditions équivalentes. La promo alcool seule sur l'ardoise, c'est 750 €.

❌ Non conforme

Ardoise : « HAPPY HOUR 18h-20h — 2 bières pour 1 »

Aucune offre sans alcool. Ou bien un « sodas également en promo » griffonné en petit en bas de l'ardoise : l'annonce n'est pas équivalente.

✅ Conforme

Ardoise : « HAPPY HOUR 18h-20h — 2 bières pour 1 · 2 sodas pour 1 »

Même support, mêmes caractères, même visibilité. Un soda à moitié prix fait aussi l'affaire : l'opération promotionnelle doit être équivalente, pas identique.

Les trois points sur lesquels ça se joue

  1. La même plage horaire. Un sans-alcool en promo de 18h à 19h alors que la bière l'est jusqu'à 20h ne couvre pas la seconde heure.
  2. Le même support. L'alcool sur l'ardoise de trottoir et le sans-alcool seulement sur la carte intérieure : ce n'est pas équivalent.
  3. Les mêmes caractères. Même taille, même visibilité. C'est le point que les contrôleurs regardent en photo.

Sources : art. L3323-1 CSP (obligation d'offre) et art. R3351-2 CSP (contravention de 4e classe, 750 €). Concerne les licences III et IV, et un bar-restaurant qui pratique le happy hour.

L'open bar est interdit, et votre affiche en est la preuve

Depuis la loi HPST de 2009, offrir de l'alcool à volonté à titre gratuit dans un but commercial, ou le vendre à titre principal contre une somme forfaitaire, est interdit (art. L3322-9 CSP). L'amende est de 7 500 €, et grimpe à 15 000 € avec un an de prison en récidive sous cinq ans (art. L3351-6-2 CSP).

Le lien avec l'affichage est direct, et c'est ce que personne ne dit : votre communication constitue l'élément matériel de l'infraction. Une ardoise « soirée open bar 20 € », une story « mojitos à volonté », une affiche « 20 € l'entrée, boissons comprises » : le contrôleur n'a pas besoin d'assister à la soirée, il photographie l'affiche.

Ce qui reste permis

  • • Les foires et fêtes traditionnelles déclarées, ou les nouvelles autorisées par le préfet.
  • • Les dégustations en vue de la vente (art. 1587 du code civil).
  • • Un forfait où l'alcool n'est pas la prestation principale et reste en quantité déterminée : « entrée + une coupe », pas « entrée + coupes à volonté ».

Bar musical : faut-il vraiment afficher les décibels ?

Réponse courte : presque jamais. On lit partout qu'un bar qui met de la musique doit afficher ses niveaux sonores. C'est faux pour la quasi-totalité des bars. L'affichage continu des dB(A) et dB(C) près de la régie, et l'enregistrement des niveaux conservé six mois, ne visent que les lieux de plus de 300 personnes et les discothèques, quelle que soit leur capacité. Un bar musical de 80 places n'y est pas soumis. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a rien à faire.

Obligations sons amplifiés selon le type et la capacité de l'établissement
ObligationBar d'ambiance
≤ 300 places
Salle / bar
> 300 places
Discothèque
toute taille
Plafond 102 dB(A) / 118 dB(C) sur 15 min glissantesOuiOuiOui
Information du public sur les risques auditifsOuiOuiOui
Protections auditives gratuites à dispositionOuiOuiOui
Zones ou périodes de repos auditifOuiOuiOui
Étude d'impact des nuisances sonores (EINS)OuiOuiOui
Enregistrement continu des niveaux (conservé 6 mois)OuiOui
Affichage continu des dB(A)/dB(C) à la régieOuiOui

Le vrai déclencheur : 80 dB(A) moyennés sur 8 heures

Le régime des sons amplifiés (art. R1336-1 CSP, issu du décret n° 2017-1244 applicable depuis le 1er octobre 2018) s'applique dès que votre diffusion dépasse la règle d'égale énergie fondée sur 80 dB(A) équivalents sur 8h. Une radio de fond dans un bistrot : non concerné. Un bar à ambiance musicale avec DJ le week-end, un karaoké, des concerts : concerné, même sans piste de danse. Et l'étude d'impact des nuisances sonores (EINS) n'a aucun seuil de capacité — elle est due dès que vous diffusez à titre habituel, et doit pouvoir être présentée en contrôle (art. R571-27 du code de l'environnement).

Sanction : contravention de 5e classe, 1 500 € (3 000 € en récidive), avec confiscation possible du matériel de sonorisation. Sources : art. R1336-1 CSP · décret n° 2017-1244 du 7 août 2017.

La terrasse : prix visibles et tabac

Les prix doivent se lire depuis la terrasse

Un client installé en terrasse doit pouvoir connaître les prix sans entrer et sans demander la carte. En pratique : l'affichage extérieur des 9 boissons vaut aussi pour la terrasse, et une carte reste disponible sur place.

Le piège classique : un supplément terrasse non annoncé. Si vous pratiquez un tarif différent au comptoir, en salle et en terrasse, les trois doivent être affichés. Un prix majoré non affiché est une pratique commerciale trompeuse.

Fumer : ouverte oui, fermée non

Le critère n'est pas le mot « terrasse », c'est la configuration. Une terrasse à la fois couverte et fermée est juridiquement un lieu intérieur : interdiction de fumer, affichage obligatoire, 135 € pour l'exploitant qui n'affiche pas. Un auvent avec des parois closes l'hiver, c'est de l'intérieur.

Mise à jour 2026 : le décret n° 2025-582 du 27 juin 2025 a étendu l'interdiction de fumer aux plages, parcs, abribus et abords des écoles. Les terrasses de cafés et restaurants en sont expressément exclues : votre terrasse ouverte reste fumeur.

Les deux dossiers qu'on vous demande de sortir

Ceux-là ne s'affichent pas au mur, mais un contrôle les réclame et leur absence coûte plus cher que n'importe quel panneau manquant.

🎓 Le permis d'exploitation

C'est le préalable à la licence : sans lui, pas de panonceau. Formation obligatoire de 20 heures réparties sur au moins 3 jours, ramenée à 6 heures si vous justifiez de 10 ans d'expérience comme exploitant.

Le point que tout le monde oublie : il est valable 10 ans. Passé ce délai, une formation de mise à jour de 6 heures le reconduit pour dix ans. Un permis de 2015 est périmé aujourd'hui — et la licence affichée dehors repose dessus.

Art. L3332-1-1 CSP. Déclaration en mairie au moins 15 jours avant l'ouverture.

🧯 La sécurité incendie (ERP type N)

Un bar est un établissement recevant du public de type N (restaurants et débits de boissons). La capacité se calcule à la densité d'occupation : 1 personne/m² en places assises, 2 personnes/m² debout — c'est ce calcul qui décide de votre catégorie, et accessoirement du seuil des 300 places vu plus haut.

  • • Plan d'évacuation et consignes de sécurité affichés
  • • Registre de sécurité tenu à jour (art. R143-44 CCH) : vérifications, travaux, consignes, personnel chargé du service incendie
  • • Extincteurs adaptés — classe F en cuisine, CO₂ près des tableaux électriques
  • • Éclairage de sécurité (BAES)
  • Numéros d'urgence affichés : 15, 18, 17, 112, 114

Qui sonne à votre porte, et ce qu'il regarde

Un bar ne subit pas « un contrôle » : il en subit quatre, par quatre administrations qui ne cherchent pas la même chose. Savoir qui vérifie quoi vaut mieux qu'une liste de panneaux — c'est ce qui vous dit dans quel ordre réparer.

👮 Police / gendarmerie

Protection des mineurs (vente aux -18 ans, accès des -16 ans non accompagnés), ivresse publique, respect des horaires de fermeture, open bar, tapage nocturne. C'est le contrôle le plus fréquent, souvent le vendredi ou samedi soir.

Regarde : Affiches mineurs + ivresse publique, panonceau, horaires

🧾 DDPP (répression des fraudes)

Affichage des prix dedans et dehors, contenances, service compris, allergènes, origine des viandes bovines, « fait maison », et l'équivalence de vos promos happy hour. Contrôle en journée, souvent inopiné, avec photos.

Regarde : Prix, cartes, ardoises, promos, mentions alimentaires

🔊 ARS

Sons amplifiés : niveaux, étude d'impact des nuisances sonores, protections auditives, repos auditif. Intervient rarement seule — le plus souvent après une plainte de riverains, avec un mesurage.

Regarde : EINS, limiteur, niveaux sonores, plaintes voisinage

🛃 Douanes

Licence et déclarations liées aux alcools, stocks, traçabilité des achats. Vérifie que la licence affichée correspond bien à ce que vous servez : servir un spiritueux sous Licence III, ça se voit au stock.

Regarde : Licence, cohérence stock / catégorie servie

🧯 Commission de sécurité

ERP type N : registre de sécurité, extincteurs vérifiés, éclairage de sécurité, dégagements non encombrés, plan d'évacuation. Passe selon la catégorie de l'établissement, sur convocation.

Regarde : Registre, extincteurs, BAES, issues

👥 Inspection du travail

Affichage droit du travail, horaires collectifs, convention collective HCR applicable, registre du personnel, consignes de sécurité dans les locaux du personnel.

Regarde : Affichages salariés, registre unique du personnel

Les amendes, du plus léger au plus lourd

Un contrôle additionne les manquements. Voici les montants et la référence de chaque texte, pour savoir exactement ce que vous risquez.

Amendes encourues par un bar en cas de défaut d'affichage
ManquementAmendeRéférence
Défaut d'affichage du panonceau de licencejusqu'à 38 €Contravention 1re classe – Code de la santé publique
Exploitation d'un débit sans licence3 750 €Art. L3352-3 CSP
Prix des consommations non affichés1 500 €Arrêté 27 mars 1987 – art. L112-1 s. Code de la consommation
Origine des viandes bovines non indiquée1 500 € (7 500 € en société)Décret 2002-1465 – contravention 5e classe
Éthylotests non mis à disposition750 €Art. L3341-4 CSP – arrêté 24 août 2011
Vente d'alcool à un mineur de -18 ans7 500 € + suspension possible jusqu'à 1 anArt. L3353-3 CSP
Défaut d'affiche interdiction de fumer68 € (client) / 135 € (exploitant)Décret 2006-1386 – art. R3512-2 CSP
Happy hour sans sans-alcool à prix réduit (ou annoncé moins visiblement)750 €Art. R3351-2 CSP – contravention 4e classe
Open bar : alcool à volonté gratuit ou au forfait7 500 € (15 000 € et 1 an de prison en récidive sous 5 ans)Art. L3322-9 CSP – sanction art. L3351-6-2 CSP
Dépassement de 102 dB(A) / 118 dB(C) ou obligations sonores1 500 € (3 000 € en récidive) + saisie du matérielArt. R1336-1 CSP – contravention 5e classe

Prix à l'intérieur et carte des vins

Les prix TTC, classés par catégorie

À l'intérieur, la carte affiche les prix TTC, service compris, regroupés par catégorie (bières, vins, softs, cocktails, chauds). Chaque boisson indique sa contenance : demi = 25 cl, verre de vin = 12 cl.

Pour une formule ou un menu, précisez si la boisson est comprise ou non, et sa contenance (« 25 cl de vin ou une eau minérale inclus »).

« Prix nets, service compris » : la mention décodée →

Une carte des vins conforme

Chaque vin doit être identifiable sans ambiguïté. Mentions attendues :

  • • contenance servie (verre, pichet, bouteille) en cl
  • • appellation : AOC / AOP ou IGP, ou « vin de France »
  • • millésime si vous l'annoncez
  • • degré d'alcool
  • • prix TTC

Ex. : « Côtes-du-Rhône AOC 2022, 13,5° — verre 12 cl — 4,50 € ».

Les obligations connexes à ne pas oublier

Elles ne sont pas propres au débit de boissons, mais un contrôleur les vérifie dans la foulée dès que vous servez à manger ou diffusez de la musique.

🎵 SACEM / SPRE

Radio, playlist ou concert : un contrat de droits d'auteur (SACEM) et de droits voisins (SPRE) est dû, et doit pouvoir être présenté.

💧 Eau potable gratuite

Dès que vous servez des repas, une carafe d'eau du robinet est fournie gratuitement au client qui la demande.

🥩 Origine des viandes bovines

Pays de naissance, d'élevage et d'abattage indiqués dès qu'un plat contient du bœuf ou du veau.

Voir le détail →

👨‍🍳 Mention « fait maison »

Le logo casserole ne s'appose que sur un plat cuisiné sur place à partir de produits bruts. L'usage abusif est sanctionné.

⚠️ Les 14 allergènes

Planches, tapas, plat du jour : l'information allergènes doit être écrite ou disponible sur demande (règlement INCO).

Voir le détail →

🥡 Doggy bag

Si vous servez des repas, un contenant réutilisable doit être proposé pour emporter les restes (loi AGEC).

Voir le détail →

Les 10 affichages d'un bar, un par un

Chaque fiche détaille la base légale, les mentions exactes attendues et les sanctions encourues.

Licence de débit de boissons

Affichage obligatoire du type de licence de débit de boissons détenue par l'établissement (Licence III ou IV).

Amende de 3 750 € pour exploitation sans licence et fermeture administrative possible.

Protection des mineurs

Affiche obligatoire rappelant l'interdiction de vente d'alcool aux mineurs de moins de 18 ans dans les débits de boissons.

Amende de 7 500 € pour vente d'alcool à un mineur. Jusqu'à 1 an de prison en cas de récidive.

Affichage des prix

Obligation d'afficher les prix des boissons et consommations de manière visible depuis l'extérieur de l'établissement.

1 500 € d'amende pour défaut d'affichage des prix, portée à 7 500 € pour une personne morale. Les autres manquements aux règles d'affichage tarifaire : 450 €, portés à 2 250 € pour une personne morale (source : CCI Paris Île-de-France).

Éthylotests

Obligation pour les débits de boissons de mettre des éthylotests à disposition de la clientèle.

Amende de 750 € pour l'exploitant en cas de non-mise à disposition.

Interdiction de fumer

Signalétique obligatoire rappelant l'interdiction de fumer dans tous les lieux publics fermés, incluant les restaurants et bars.

Amende de 68 € pour le fumeur, jusqu'à 750 € en cas de non-affichage pour l'exploitant.

Numéros d'urgence

Affichage obligatoire des numéros d'urgence (SAMU, pompiers, police) accessibles depuis l'établissement.

Amende de 1 500 € en cas de contrôle de l'inspection du travail.

Horaires d'ouverture

Obligation d'afficher les horaires et jours d'ouverture de l'établissement de manière visible depuis l'extérieur.

Amende de 750 € et fermeture administrative possible en cas de non-respect des horaires autorisés.

Vidéosurveillance

Panneau obligatoire informant clients et salariés de la présence d'un système de vidéosurveillance dans l'établissement.

Amende de 45 000 € et jusqu'à 3 ans d'emprisonnement pour vidéosurveillance non déclarée.

Droit du travail

Affichages obligatoires liés au droit du travail : inspection du travail, médecine du travail, convention collective.

Amende de 1 500 € par salarié concerné par infraction constatée.

Accessibilité PMR

Information sur l'accessibilité de l'établissement aux personnes en situation de handicap et obligations de registre d'accessibilité.

Amende de 45 000 € et jusqu'à 225 000 € pour une personne morale en cas de non-conformité.

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Affichage obligatoire bar : vos questions

Ça dépend du panneau manquant. Le plus lourd : vendre de l'alcool à un mineur coûte 7 500 € et une suspension de licence pouvant aller jusqu'à un an (art. L3353-3 du Code de la santé publique). En dessous : 3 750 € pour l'exploitation sans licence, 1 500 € pour les prix non affichés, 750 € pour l'absence d'éthylotests, jusqu'à 38 € pour le seul panonceau de licence non apposé. Un contrôle cumule les infractions constatées.
Le panonceau de licence et les prix de 9 boissons vont à l'extérieur, lisibles depuis le trottoir. L'affiche protection des mineurs + répression de l'ivresse publique se pose à l'entrée ET au comptoir, à chaque point de vente d'alcool. L'interdiction de fumer va à chaque porte et en salle (terrasses fermées comprises). L'assortiment de 10 boissons sans alcool s'expose bien en vue à l'intérieur, sur une étagère non réfrigérée.
Un bar est un débit de boissons : il affiche en plus le panonceau de licence III ou IV visible de la rue, l'assortiment de 10 boissons sans alcool, les prix de 9 boissons à l'extérieur, la protection renforcée des mineurs à chaque comptoir, et les éthylotests s'il ferme après 2h. Un restaurant sans licence de débit n'a aucune de ces cinq obligations. Dès que vous servez de l'alcool au comptoir, vous basculez dans le régime bar.
Au moins dix, en évidence à l'intérieur (art. L3323-1 du Code de la santé publique). L'assortiment doit couvrir plusieurs familles : jus de fruits ou de légumes, sodas, limonades, sirops, eaux gazéifiées, eaux minérales. Un contrôle reproche souvent des bouteilles vides, périmées ou seulement au frigo : l'étalage doit être réel et consommable, sur une étagère non réfrigérée.
Non. L'article L3323-1 du Code de la santé publique impose de proposer aussi des boissons sans alcool à prix réduit pendant toute la durée du happy hour, et de l'annoncer dans des conditions équivalentes : même support, mêmes caractères, même visibilité. Si vous affichez « 2 bières pour 1 », il faut « 2 sodas pour 1 » ou un soda à moitié prix, écrit aussi gros sur la même ardoise. Une promo alcool seule, ou un sans-alcool relégué en petit au bas de l'affiche, c'est 750 € (art. R3351-2 CSP, contravention de 4e classe).
Dans la très grande majorité des cas, non. L'affichage continu des niveaux dB(A) et dB(C) près de la régie ne s'impose qu'aux lieux de plus de 300 personnes et aux discothèques, quelle que soit leur taille (art. R1336-1 CSP). Un bar musical de 80 places n'y est pas soumis. En revanche, dès que votre diffusion dépasse 80 dB(A) moyennés sur 8 heures, vous devez informer le public des risques auditifs, mettre des protections auditives gratuites à disposition, ménager une zone ou des périodes de repos auditif, ne jamais dépasser 102 dB(A) sur 15 minutes glissantes, et tenir une étude d'impact des nuisances sonores présentable en contrôle.
Non. Offrir de l'alcool à volonté à titre gratuit dans un but commercial, ou le vendre à titre principal contre une somme forfaitaire, est interdit depuis la loi HPST de 2009 (art. L3322-9 CSP). L'amende est de 7 500 €, et 15 000 € avec un an de prison en cas de récidive dans les cinq ans (art. L3351-6-2 CSP). Conséquence directe sur votre affichage : une ardoise « soirée open bar 20 € » ou « mojitos à volonté » constitue la preuve de l'infraction. Seules les foires et fêtes traditionnelles déclarées et les dégustations en vue de la vente échappent à l'interdiction.
Oui pour servir vins, bières, cidres et alcools jusqu'à 18°. La Licence III couvre un bar à vin ou une brasserie. Dès que vous voulez servir des spiritueux (whisky, gin, cocktails, rhum), il faut une Licence IV, contingentée : on ne peut plus en créer, seulement en racheter et la transférer dans la commune ou le département sous conditions.